Ecoutez grincer les coquilles de moules

Théâtre engagé, mises en scène de textes d'auteurs contemporains, humour décalé, grinçant, ateliers de théâtre ados et adultes

Ecoutez grincer les coquilles de moules

28 novembre 2018 Non classé 0

Le Propos

Un ton décalé et drôle, une ambiance conviviale, pour un seule-en-scène au texte engagé.

Elles sont « hhhaudes »

C‘est l’histoire d’un non-dîner familial

Une femme écaille le mythe de la famille idéale en préparant un plat de moules pour le public. Et ces moules qu’elle cuisine la ramènent à d’autres moules, «celles des occasions spéciales».  Et celles de ce fameux soir où la famille a basculé. Pour un retard du père, pour un «si petit décalage» dans leurs règles de vie. Ce soir où ils l’ont attendu, autour d’une nappe blanche, lui et sa promotion. Où ils ont parlé de lui, bu sans lui, conspiré contre lui… où les langues enfin se sont déliées.

Un seule-en-scène convivial, proche du public

Elle vous reçoit comme à domicile, en toute simplicité. Et chaque spectateur se reconnaît, enfant… ou parent dans la spontanéité et les dérapages du personnage, dans les anecdotes où l’entraînent pêlemêle ses souvenirs. Dans ce monologue, elle est la fille, maintenant adulte. Avec le recul du temps passé, sans fard et sans pathos, elle raconte, bravache, honnête et drôle. Le ton donné au récit est décalé. Ses débordements marquent le rythme, tempèrent ses émotions… et les nôtres. L’odeur des moules flotte dans la salle, s’ajoute à l’écoute, invite le spectateur à prendre part au repas qui se prépare: pour la première fois, depuis « ce fameux soir » de son adolescence où tout a basculé, elle arrive à cuisiner des moules… pour tous ceux qui sont là.

« j’ai tenu aux moules. . . j’ai voulu que nous mangions des moules ensemble »

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Un texte engagé

qui raconte peu à peu la violence du père, sa vision tyrannique de la Vraie-Famille-Unie. Il démonte les mécanismes de l’emprise d’un homme ordinaire sur sa femme et ses enfants. Parce que ce père est (très) en retard, leur parole se délie enfin. Pour un simple petit décalage par rapport à leur « normalité »

« Nous l’avons dit quelquefois, après, que nous aurions pu continuer à faire bloc, tous, s’il n’y avait pas eu ce petit décalage » Birgit Vanderbeke, Le Dîner de Moules


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